Pierre angulaire de notre économie, le secteur des transports représente 20% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et un tiers en France. Plus de la moitié de la production de pétrole lui est dédiée, ce qui lui donne un rôle majeur dans la transition énergétique de notre société.

En France, 42 % de la pollution de l’air vient des transports, en particulier des modes routiers. Embouteillages, pollution, émissions de gaz à effet de serre, bruit, stress… nos mobilités sont à l’origine de bien des maux. Selon une étude de l’Agence de la Santé Publique en France, la pollution par les particules fines en France continentale est la troisième cause de mortalité en France avec plus de 48 000 décès prématurés chaque année, soit 9% de la mortalité totale.

Mobilité : comment limiter l’impact environnemental de nos déplacements ?

Depuis plus de cinquante ans, notre société s’est organisée autour d’un mode de transport unique, la voiture. L’accès aux biens et services, le travail, les infrastructures, la fiscalité, la publicité,…tout est pensé pour que la voiture soit au cœur de notre système.

Il est urgent de repenser nos modes de fonctionnement et de déplacement pour décarboner nos modes de transport. Pour cela, nous devons :

  • Changer notre rapport à la voiture individuelle : permettre le recours à des moyens alternatifs, réduire le besoin de déplacements et les distances parcourues, interdire la voiture en ville, réduire la vitesse et réguler la publicité automobile.
  • Favoriser et valoriser les modes de transport alternatifs, dits de mobilité douce : marche, cycles, transports en commun, covoiturage ;
  • Réduire et optimiser le transport de marchandises : favoriser le développement de circuits courts, relocaliser les modes de production, ferrouter le transport de marchandises, modifier la fiscalité pour pénaliser les transports polluants (aviation, poids lourds sur la route, transport maritime)
  • Changer nos comportements et repenser notre rapport au temps et à la distance : prôner un « ralentissement » de nos rythmes de vie.

Je vous invite à d’autres voyages autour de l’écomobilité. Marcher, pédaler à vélo, prendre les transports en commun ou encore partager une voiture : autant de pratiques pour se déplacer d’un point à un autre, qui ont bien plus encore à offrir. Elles nous permettent de poser un regard nouveau sur nos voisins, sur notre environnement, d’améliorer notre santé et de repenser notre place dans le monde, notre rôle à jouer dans la société.

Michel Dubromel

Ancien Président de France Nature Environnement