SNCF Réseaux et la Région poursuivent l’objectif qui figurait dans le projet LNOBPL de mettre Brest et Quimper à moins de 3h de Paris. Cet objectif oriente les investissements vers les LGV ou des aménagements consacrés à la vitesse alors que les besoins vont à la modernisation du réseau, au maintien des petites lignes, à leur développement et à l’amélioration des services par l’augmentation de la fréquence des trains du quotidien : les TER.

Depuis juillet 2017 la LGV Le Mans Rennes met Rennes à 1h29 de Paris (3.4 milliards d’euros).

Brest est à 3h31 de Paris, 3h13 avec le train “Bolide” du vendredi.

Un Pacte d’accessibilité pour la Bretagne a été signé en 2019 entre l’Etat et la Région Bretagne pour compenser l’abandon du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Ce pacte reprend l’objectif des 3h entre la pointe bretonne et Paris avec une LGV Rennes Redon..

Depuis juillet 2017 les riverains de la LGV Le Mans Rennes subissent les nuisances provoquées par la circulation des TGV.  Bruit, effet de souffle et vibrations perturbent fortement la vie des riverains. La législation sur ces nuisances est parfois inexistante, ou ancienne et inadaptée. C’est particulièrement le cas du bruit dont la législation conçue pour les projets routiers ne répond pas aux problèmes posés par les bruits émergents qui résultent de la circulation des trains à grande vitesse ou des avions.

Sur le tracé de la LGV Le Mans Rennes long de 182km plusieurs centaines de riverains se sont groupés dans des associations pour tenter d’obtenir que des travaux soient engagés pour réduire les nuisances. SNCF Réseau, Eiffage, le Conseil Régional, le Conseil départemental, Rennes Métropole derrière se rejettent la balle..

Qui paiera les travaux ?

Les biens immobiliers situés en proximité de la LGV subissent une dévalorisation importante qu’aucune législation ne prévoit d’indemniser.

Qui paiera la dépréciation des biens qui résulte de cette proximité d’une infrastructure trop visible et bruyante ?

Dossier élaboré par les associations du CRI 35.