Le réseau ferroviaire devrait jouer un rôle majeur dans les mobilités et transports de demain. C’est une des clefs d’un aménagement du territoire plus social , qui nous rapproche de la nature*, en phase avec les enjeux énergétiques** et d’émissions de gaz à effet de serre. La densité du réseau ferroviaire et les services devront pour cela se hisser à des niveaux incomparables avec la situation actuelle et incompatible avec les projets connus. 

Les petites lignes bretonnes constituent les premiers segments d’un maillage territorial à réaliser. Il faut donc les préserver, les moderniser et restaurer des tronçons désaffectés.

L’Etat a présenté un plan de sauvetage du réseau national qui répartit les lignes ferroviaires en 3 catégories : celles qui sont réintégrées dans le réseau dit structurant et donc financées à 100 % par la SNCF, celles qui comme actuellement font l’objet d’un cofinancement par un contrat de plan Etat-région, celles enfin qui sont reprises par la région. 

Le Contrat de Plan Etat Région breton (CPER) 2015-2020 arrive à échéance. Il prévoyait 672 M€ d’investissements pour le ferroviaire. Dans cette enveloppe il y avait essentiellement :

  • 221 M€ pour les pôles d’échange multimodaux (Morlaix, St Brieuc, Redon, Lorient, Quimper, Brest, Vannes, Auray)
  • 208 M€ pour les petites lignes (Rennes-Châteaubriant, Quimper-Brest, Lamballe-Dol, Guingamp-Paimpol, Loudéac-Pontivy-Auray)
  • 206 M€ pour la gare de Rennes dont 40 M€ pour le passage en vitesse.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

A ce jour les objectifs de la Région restent focalisés sur la vitesse : mettre Brest et Quimper à 3h de Paris. Le SRADDET adopté en novembre 2019 fait encore référence à ces objectifs et illustre ce besoin en publiant une infographie de 2010 représentant les distances entre Paris et les villes françaises en temps de parcours train. Alors que la territorialisation des activités devient une priorité on en est encore à un  mythe du siècle passé qui consiste à faire croire que 3 heures est le seuil en dessous duquel il faut tomber pour capter les usagers de l’avion et à celui d’une proximité de Paris qui favoriserait le développement. Aux 3.4 milliards d’euros pour la LGV Le Mans Rennes il faudrait ajouter plus de 2 milliards pour une nouvelle portion de LGV vers Quimper et faire de nombreux travaux vers Brest.  

Pour agir afin de préserver et développer le réseau ferroviaire breton nous publierons prochainement des pages dédiées aux liaisons à préserver et au développement du réseau.

Pour agir afin de préserver et développer le réseau ferroviaire breton nous publierons prochainement des pages dédiées aux liaisons à préserver et au développement du réseau.