Communiqué de Presse – Mort de Rémi Fraisse : deux ans après, nous n’oublions pas

© Guy Masavi / flickr / Hommage à Rémi Fraisse

© Guy Masavi / flickr / Hommage à Rémi Fraisse

Deux ans après, la Fédération Ille-et-Vilaine Nature Environnement (24 associations et plus de 1000 bénévoles associatifs en Ille-et-Vilaine) commémore le décès de Rémi Fraisse sur le chantier du barrage de Sivens. Le projet est aujourd’hui abandonné, pourtant nous n’oublions pas qu’en France, on peut être tué pour ses idées. IVINE s’insurge contre le fait que deux ans plus tard, la justice s’obstine à minimiser la responsabilité de la gendarmerie.

Que faire ? Favoriser une réelle concertation en amont des projets pour éviter que de tels drames se reproduisent. Las, le « chantier de la démocratie environnementale » ouvert peu après par le gouvernement n’a donné aucun résultat tangible à ce jour.

Une enquête consternante

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, Rémi Fraisse, botaniste amateur est venu, sans arme, manifester sur le terrain son désaccord avec le projet de barrage à Sivens (Tarn). Dans des circonstances qui restent encore troubles, il a été touché mortellement par une grenade. Cette tragédie est le symbole du recours à la violence d’État pour faire passer de grands projets sans dialogue. Deux ans plus tard, l’enquête peine toujours à établir les responsabilités. De manière incompréhensible, le juge chargé de l’affaire a considéré le gendarme qui a lancé la grenade sur Rémi comme simple « témoin assisté ».

A quand de vraies concertations?

Le projet, soutenu par l’État, a depuis les faits été jugé illégal. Ce verdict ne saurait effacer le sentiment d’un gâchis monumental. Comment ne pas faire de lien avec ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, où des militants associatifs d’Ille-et-Vilaine vont régulièrement soutenir les opposants au projet d’aéroport? Aussi, nous appelons de nos vœux l’abandon de ce projet, pour que la mort de militants associatifs environnementaux ne se répète plus jamais.

Plus largement, dans tous les projets de l’État ou des collectivités locales, la concertation telle qu’elle est actuellement pratiquée en France reste un exercice contraint aux conséquences limitées, le projet lui-même ne pouvant être remis en cause. La manière dont est discuté depuis plusieurs mois le projet de LGV bretonnes entre Rennes, Brest, Quimper et Nantes (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire, LNOBPL) en est une nouvelle illustration. Une véritable concertation serait le meilleur moyen d’éviter des drames tel que celui de la mort de Rémi Fraisse.

CONTACTS PRESSE

- Michel BENQUET – 06 72 17 71 23

- Jacques LE LETTY - 06 88 43 21 21

- Daniel GESTAIN – 06 22 92 50 28

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