SRCAE

Le Schéma Régional Climat Air Energie est l’un des schémas régionaux créés par les lois Grenelle. Il décline aussi aux échelles régionales une partie du contenu de la législation européenne sur le climat et l’énergie. Il est copiloté par le préfet de région et le Président du conseil régional, en concertation avec les acteurs concernés pour définir des objectifs quantitatifs et qualitatifs à l’échelle de chaque région.
Le projet de SRCAE définit des objectifs et des orientations stratégiques à l’horizon 2020 et 2050 en matière de :

  • - lutte contre la pollution atmosphérique,
  • - maîtrise de la demande énergétique,
  • - développement des énergies renouvelables,
  • - réduction des émissions de gaz à effet de serre,
  • - adaptation au changement climatique.

Document cadre pour les plans d’actions (Plan climat-énergie territoire CEPT) et documents d’urbanisme des territoires, le schéma s’adresse à l’ensemble des acteurs économiques et politiques de Bretagne afin que les enjeux climatiques, énergétiques et de la qualité de l’air, fassent partie intégrante des futures décisions stratégiques et opérationnelles à tous les niveaux. Le SRCAE constitue un document
d’orientations générales sur lequel s’appuieront nombre de documents qui devront être compatibles.

Le SRCAE de décembre 2012

Avis du CESER le 03-12-12

La fédération a déposé un avis sur le SRCAE lors de la consultation close le 15 mars 2013

voir le texte intégral

L’essentiel de nos observations:
Nous regrettons que ce document issu du Grenelle n’ait pas été réalisé sur le modèle de gouvernance Grenelle avec un comité paritaire associant les acteurs économiques, sociaux et environnementaux.
Nos principales observations portent sur:
- la nécessité de replacé ce document de manière centrale par rapport aux autres schémas et plans (SNIT, SRMDT, PAAR, SDAGE…),
- la nécessité de tenir compte des énergies grises, des « importations » nécessaires aux activités bretonnes,
- l’absence d’une analyse systémique permettant une réflexion sur les modes de production et de consommation,
- l’absence d’une véritable vision prospective pour un projet dont l’horizon est fixé à 2050,
Aucun des scénarios proposés ne permet d’atteindre le facteur 4 à l’horizon 2050.
Cela est bien sur lié à la faiblesse du diagnostic et au manque de vision systémique et prospective.

L’horizon 2050 correspond à la durée d’une vie professionnelle. Il permettait d’envisager de véritables alternatives aux scénarios tendanciels.
L’agriculture devra aller vers des modes de production qui protègent notre environnement, préservent notre santé, réduisent le volume des intrants utilisés, réduisent le cheptel, le transport de marchandises et l’énergie nécessaire à la production.
La production bio et le lien au sol devraient être objectivés dans le SRCAE. Dans le prolongement de l’objectif Grenelle de 20% en 2020 nous considérons qu’il est possible d’atteindre 60% de bio en 2050.
L’habitat est fort consommateur de matériaux produits hors périmètre breton pour sa construction et d’énergie pour son chauffage.
Le développement de l’habitat passif ou basse consommation, qu’il s’agisse du neuf ou de l’ancien basé sur des matériaux locaux aurait du être objectivé.

Les transports en commun devront avoir une part modale très importante en 2050. Un objectif aurait du être défini. Le doublement de la part modale actuelle doit être envisagé.

La Bretagne a une forte dépendance énergétique.Pourtant l’autonomie énergétique est possible à l’horizon 2050 si l’on conjugue des objectifs ambitieux pour l’agriculture, l’habitat, les déplacements avec une bonne utilisation des ressources locales. Parmi les ressources locales la filière bois est totalement négligée dans le SRCAE. Sous réserve d’une restauration du linéaire bocager résiduel et de son développement la ressource bois énergie pourrait croitre de 50%.

 

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