La France est le pays le plus nucléarisé du monde avec 58 réacteurs et 80% de son électricité qui est produite par l’énergie nucléaire.L’accident de Fukushima, par delà le désastre humain qu’il représente, a le mérite de relancer le débat sur la nécessité de trouver d’autres moyens de produire de l’électricité.

De Tchernobyl à Fukushima, on ne peut s’empêcher de faire le lien entre les 2 catastrophes malgré des contextes différents. L’une releve du monde soviétique qui appartient au passé, et l’autre du monde libéral, le Japon, empreint de haute technologie et de modernité. Pourtant, les 2 sont indissociablement liées, et Fukushima est la suite de Tchernobyl, parce qu’elles inaugurent des catastrophes jamais expérimentées par l’homme en échappant à sa maitrise,  en se déployant dans la longue durée par la diffusion de la radio-activité, en conditionnant l’existence des générations futures qui sont colonisées par l’atome.

Nous sommes donc à l’heure de choix fondamentaux en prenant la décision de sortir du nucléaire et en développant la recherche et les moyens pour des énergies de substitution, soit en poursuivant une politique d’Etat mettant le pays en situation de risque permanent.

 

L’association Agir pour l’environnement à l’Hermitage (AEH) et la fédération Ille et Vilaine Nature et Environnement (IVINE) ont organisé une conférence grand public salle du Vivier à l’Hermitage, le 27 juin à 20h30 qui a rassemblé une centaine de personnes.

La conférence sur l’énergie nucléaire était assurée par Maryse Arditi, responsable énergie de France Nature Environnement en 2 volets : une information sur le fonctionnement d’une centrale atomique et le parc nucléaire français, ainsi qu’un examen des arguments pour et contre dans une mise en perspective.

Afin de démontrer que des alternatives au nucléaire étaient possibles, il a été présenté deux initiatives locales de production d’électricité basée sur les énergies renouvelables.

La Garenne solaire a regroupé des apports financiers citoyens pour produire de l’électricité grâce au photovoltaïque installé sur un bâtiment agricole, tandis que le parc Eolien de Plélan le Grand produit environ 30 GW.h par an grâce à ses 6 éoliennes.

voir la présentation réalisée par FNE

article dans Ouest-France

Pour s’informer : 2 sites internet, Sortir du nucléaire et Négawatt

Et le roman récent d’Elizabeth Filhol, la Centrale, qui traite de la situation des 25 000 travailleurs intérimaires employés aux travaux d’entretien des centrales françaises.

Comments are closed.